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Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes éleveur à la ferme le Gaec Urban. Nous sommes 3 associés, mon fils, mon frère et moi-même.

 

eleveur ferme gaec urban

Pourquoi être devenu éleveur de vaches laitières ?

Bonne question (rire), c’est de famille, éleveur de père en fils. Notre exploitation n’était pas assez grande pour vivre de la céréale, il fallait se diversifier et nous préférons les animaux à la culture du sol.

D’où vous vient cette passion ?

C’est une passion qui a été transmis par notre père…. Mon frère a même fait des concours étant plus jeune avant d’avoir une famille, c’est lui le passionné de génétique et qui s’y connait le mieux.

Combien avez-vous de vaches ?

Nous avons 130 vaches et encore 130 veaux que nous élevons.

 

vaches gaec urban

De quelle race sont vos vaches ?

C’est la race Prim’Holstein 

Est-ce qu’elles ont toutes un nom ?

Oui on les baptise toutes, comme les chiens et les chats. Dans le temps, quand il y en avait moins on sélectionnait le nom qu’on affectionnait, mais maintenant on choisit le nom par rapport à l’année. Si c’est l’année des M on prend la liste des M et on baptise nos vaches comme ça.

Est-ce qu’elles sont en pâturage ?

Non pas actuellement. Le froid est arrivé…

Quels sont les avantages de votre métier ?

On est chef de nous-même (rire). Être son propre patron, avoir la liberté d’entreprendre, la liberté d’indépendance, c’est ça qui nous plait.

Quelles sont les étapes de la traite ?

Les grandes étapes c’est le nettoyage, la traite et la désinfection.

 

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Quelle alimentation donnez-vous aux vaches ?

Le plus gros est produit sur la ferme, on leur donne du maïs ensilage, de la pulpe de betterave, comme on est sans OGM, on leur donne du colza et bien sur chaque vache reçoit 2kg de foin par jour.

Êtes-vous plutôt lait entier ou lait écrémé ?

Nous on boit du lait entier on n’achète pas de lait, c’est celui de la ferme… Mais moi je suis plutôt fromage que lait.

Le mot de la fin ?

Le travail ne nous fait pas peur… Les heures de travail ne sont jamais contraignantes même s’il faut partir des repas de famille ou travailler durant Noël.

En revanche, nous sommes malheureux face à l’image que les Français ont de notre métier. Il y a beaucoup de fausses rumeurs, qui mettent à mal le travail de la terre et des animaux. Nous sommes souvent pris pour cible si ce n’est pas sur le glyphosate c’est sur autre chose. C’est triste, parce que nous sommes avant tout des passionnés. Nous aimons nos animaux, et nous travaillons avec plaisir, même si c’est souvent difficile.