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arnaud producteur laitier alsacien

Ce mois-ci nous vous présentons Arnaud, un jeu producteur laitier alsacien. A l’origine, 2 exploitations: un producteur laitier et un producteur de tabac pour finalement se concentrer sur la production de lait. Le choix fait par son grand père dans les années 90 a surement été le meilleur. Une interview passionnée et passionnante… Bonne lecture !

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Arnaud, j’ai 31 ans.

Je travaille sur la ferme avec mes parents depuis 2010. Nous sommes spécialisés en production laitière et céréalière. J’ai repris 30% de la société quand je suis arrivé il y a 8 ans.

Quand mes parents partiront à la retraite, nous ré étudierons la question. En effet, mon petit frère va peut-être venir s’installer avec moi. On adorerait ça ! Et être deux, permet d’avoir un rythme moins soutenu…

Arnaud, eleveur Alsace Lait

Vous savez, même en étant passionné, c’est compliqué de travailler non-stop 365 jours par an. Et oui, nous n’avons pas les 5 semaines de congés payés. Il faut que quelqu’un soit présent à Noël, au Nouvel An, à Pâques… Nous n’avons pas de répit. Alors s’associer avec mon frère serait idéal pour qu’on fasse des tournantes et qu’on puisse partir en vacances de temps en temps.

Pouvez-vous nous en dire plus à propos de votre passion pour le lait ?

Dans notre famille, l’exploitation laitière existe depuis la génération de mon grand-père. En 1990, il y avait 2 exploitations. Mes parents ont décidé de garder l’exploitation laitière plutôt que celle du tabac. J’en suis très heureux parce que le lait a meilleure réputation que celle du tabac.

Un autre point positif est que la production de lait continue même en hiver contrairement à celle du tabac. Et puis finalement ce que j’aimer pardessus tout dans mon métier c’est d’être en contact avec mes vaches toute l’année.

eleveur alsace lait-min

Quels sont les avantages de votre métier ?

Je suis à mon propre compte. C’est le plus gros avantage. Evidemment il faut bien gérer et ne pas faire n’importe quoi sinon les finances chutent.

Me lever le matin et pouvoir me dire que je suis mon propre patron, me remplit de joie et de motivation. Je ne me verrais pas dans un bureau toute la journée. J’aime être au grand air et m’activer ! C’est quand même un métier physique.

Avez-vous remarqué des changements dans votre métier depuis vos débuts ?

Si cela fait seulement 8 ans que je suis là, je trouve que le rapport au bien-être animal et la vision des gens à propos de ce sujet ont changé. On ne fait pas mal aux bêtes et je peux vous dire qu’elles sont bien nourries et en quantité ! Elles ne sont pas en pâture mais on les chouchoute bien.

Combien de vaches comptez-vous dans l’exploitation ?

Nous avons 75 vaches et une 60aine de petits pour le renouvèlement. A peu près le 3/4 de nos vaches sont des montbéliardes et un quart de Prim’holstein. Les montbéliardes viennent du temps de mon grand-père.

vache montbelliardes

J’aime bien garder cette race car elles sont plus rustiques. Je trouve qu’elles sont plus résistantes. Elles sont moins sportives et moins fragiles que les Prim’holstein. Il faut juste avoir un peu plus de patience c’est le seul inconvénient. Parce qu’elles font un peu moins de lait et sont un peu plus têtues parfois.

En moyenne, chaque vache produit 28 litres de lait par jour.

Avez-vous un conseil pour les jeunes qui voudraient se lancer dans le métier ?

Oui. Il ne vaut mieux pas s’orienter dans ce métier si on n’est pas passionné.

Mais être producteur laitier c’est aussi avoir une ouverture d’esprit suffisamment large pour se rendre compte de ce qu’il y a à l’extérieur de l’exploitation. Cela permet de voir les choses que l’on pourrait améliorer. Comme nous travaillons souvent seuls, il n’est pas toujours facile de se s’en rendre compte.

Pouvez-vous nous décrire une de vos journées types ?

Je commence mes journées à 7h du matin. Il faut s’occuper de la traite et en même temps de l’alimentation des petits. La traite dure environ 2h et ensuite je passe 1h à tout nettoyer.

Dans le courant de la journée je m’occupe des différentes cultures dehors, je soigne les veaux, ce genre de choses.

Le soir, rebelote pour la traite et l’alimentation des vaches. En été, c’est à 18h et en hiver plutôt 17h. Je fini donc à 20-21h le temps de nettoyer après. Se sont de grosses journées mais j’aime ce que je fais.

vaches rigolote

Vous êtes plutôt lait entier ou lait écrémé ?

J’aime les deux mais j’ai une préférence pour le lait entier. Naturellement !

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

Vous pouvez me souhaiter de pouvoir continuer de vivre de ma passion.

 

Si cette interview vous a plu, vous pouvez lire celle d’un éleveur et producteur laitier depuis 25 ans mais aussi président Alsace Lait: Michel nous raconte son histoire